"Je ne suis pas un faux c..." — Richard Ferrand

Le Canard enchaîné a révélé la semaine dernière que les Mutuelles de Bretagne avaient loué à partir de 2011, à une époque où elles étaient dirigées par l'actuel ministre, des locaux à une société appartenant à sa compagne.

"Je ne suis pas un faux-cul (...) Les Français se posent des questions, je suis là pour y répondre".

"Je suis un homme honnête".

Le Procureur brestois a pour autant clairement énoncé, dans son communiqué de presse, avoir examiné les éléments soumis à son appréciation et avoir considéré qu'ils ne relevaient d'aucune qualification pénale, analyse qui semble tout à fait pertinente au regard des textes concernés.

Invité du 20 heures de France 2, le premier ministre Edouard Philippe s'est exprimé sur la mise en cause de Richard Ferrand dans une affaire immobilière.

Lors de l'interview, M. Castel se dit même " choqué " par la manœuvre de l'actuel ministre. "(.) Par précaution, je fais indiquer que bien entendu les Mutuelles de Bretagne ne sont pas engagées dans cette affaire".

"Or, Richard Ferrand a été remplacé à la tête du mutualiste par une proche collaboratrice, dont il a recruté le compagnon comme assistant parlementaire à l'Assemblée nationale, toujours selon Le Monde".

"La tentative c'est d'atteindre l'un des premiers Marcheurs, ce n'est pas Richard Ferrand ancien directeur des Mutuelles de Bretagne", a-t-il indiqué. C'était dans l'intérêt de celle-ci.

Surtout, sa compagne et son ex-femme ont toutes deux travaillé, l'une comme artiste plasticienne, l'autre comme avocate, pour le compte des Mutuelles de Bretagne.

Razzy Hammadi, porte-parole du PS, a lui jugé la position du gouvernement "intenable", voire "toxique", et l'a comparée l'affaire Cahuzac, qui avait "coûté très cher" au gouvernement sous la présidence de François Hollande. "Ce débat, il est politique et il sera tranché par ceux qui sont les plus à même et les mieux à même de trancher (.) les électeurs", avait déclaré M. Philippe. "(.) Pour ma part, cela a duré quatre mois, rémunéré un peu plus que le SMIC 1266 euros par mois parce que j'avais besoin au débotté que quelqu'un vienne remplacer un collaborateur qui était gravement souffrant", a-t-il expliqué sur France Inter.

Richard Ferrand est la principale personnalité macroniste concernée par ces polémiques. Il s'agit de travaux d'aménagement réalisés entre 2009 et 2010 dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) à Guilers, près de Brest.

Face aux critiques tout le week-end, Richard Ferrand, en campagne dans sa circonscription du Finistère, a dénoncé dimanche une "exploitation politique" et insisté sur son "honnêteté".

Certains responsables appellent désormais Emmanuel Macron et son ministre de la Justice, François Bayrou, à s'exprimer sur la question, qui empoisonne le tout début du quinquennat et la préparation des législatives pour l'exécutif.

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