Le Secret Service n'a pas d'enregistrements de Trump et Comey

Le 12 mai dernier, deux jours après avoir limogé son directeur du FBI, Donald Trump avait tweeté: " James Comey ferait bien d'espérer qu'il n'y a pas de "tapes" (enregistrements) de nos conversations avant de commencer à les faire fuiter dans la presse.

Donald Trump a donné dimanche un nouveau coup de boutoir contre l'ex-chef du FBI James Comey, l'accusant de lâcheté pour avoir fait fuiter dans la presse que le président américain lui aurait demandé d'abandonner un pan de l'enquête sur l'affaire russe.

Donald Trump, qui peut se targuer de connaître le métier, avait là l'occasion d'un " home run " comme on dit en baseball, avec ces images qui font joli dans les publicités de campagne, lorsque le candidat, coiffé d'un casque de chantier immaculé, scrute l'horizon et l'avenir, une grande carte à la main, entouré d'un aréopage d'ingénieurs et d'ouvriers admiratifs. Mais de nombreux républicains faisaient valoir que l'ancien patron de la police fédérale n'avait pas accusé M. Trump d'obstruction.

"L'ancien directeur du FBI a expliqué qu'il avait gardé des notes de ses entretiens avec Donald Trump parce qu'il craignait que ce dernier ne mente sur la nature de ces conversations".

C'est probablement avant le 23 juin que la Maison blanche devra apporter sa version des faits sur ce sujet, mais la commission du Renseignement de la Chambre des représentants ayant souhaité que la production de ces enregistrements, s'ils existent, soit faite avant cette date. "Malgré tant de faux témoignages et de mensonges, confirmation totale et complète.et WOW, Comey est une balance!", avait-il écrit.

Suite au renvoie de M. Comey, l'enquête sur les liens potentiels entre l'équipe de campagne de M. Trump et la Russie a maintenant été confiée au procureur indépendant Robert Mueller. " Franchement, James Comey a confirmé beaucoup de choses que j'avais dites, et certaines choses qu'il a avancées n'étaient pas vraies ", a-t-il poursuivi. Et prenant au passage de nouveaux risques en accusant tout bonnement l'ancien directeur du FBI de parjure.

L'ancien chef du FBI a raconté qu'à la fin d'une réunion, le 14 février, Donald Trump avait fait sortir tous ses conseillers du Bureau ovale, y compris le ministre de la Justice.

En revanche, M. Trump et son entourage ont rejeté avec véhémence le reste du témoignage. - "Rien vu d'illégal" - A trois reprises entre janvier et mars, M. Comey a effectivement confirmé à M. Trump qu'il n'était pas visé par l'enquête.

"Il est clair que le président a demandé à M. Comey d'effectuer une action inappropriée, à savoir d'abandonner l'enquête sur le général Michael Flynn", a ainsi déclaré à CNN la sénatrice Susan Collins. L'exécutif espère que cela aidera Donald Trump à traverser la tempête. Même ceux qui l'ont appuyé se disaient qu'il était un menteur, mais s'il réalise 20% de ce qu'il dit, c'est suffisant.

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