Plainte contre Trump pour ses revenus issus de l'étranger — ETATS-UNIS

La plainte, qui doit être déposée lundi, se fonde sur la "clause sur les émoluments", une disposition de la Constitution américaine interdisant à toute personne occupant une fonction publique d'"accepter cadeau, émoluments, fonction ou titre de quelque sorte que ce soit d'un roi, prince, ou d'un Etat étranger" sans l'accord du Congrès.

Frosh a estimé qu'il y a raison de se demander si les décisions du président sont influencées par l'argent qu'il reçoit à l'hôtel Trump, à Washington; à sa propriété floridienne de Mar-a-Lago; à la Trump Tower, à New York; ou dans "d'autres de ses entreprises éparpillées à travers le monde et dont il se vante". La "clause sur les émoluments" stipule que "le président place le pays en premier et non pas ses intérêts personnels en premier", souligne M. Frosh au Post.

"Il n'est pas difficile de conclure que parmi les motivations [de cette plainte, ndlr] figure la politique des partis".

Cette plainte vient ajouter aux ennuis de M. Trump, déjà aux prises avec des enquêtes du Congrès, du FBI et la nomination d'un procureur spécial Robert Mueller sur une possible "coordination" de son équipe de campagne avec des responsables russes.

Auparavant, le Washington Post a annoncé que les procureurs soupçonnaient Donald Trump d'avoir prétendument violé des articles relatifs à la corruption et d'avoir soi-disant reçu "des millions versés par des gouvernements étrangers " après son investiture.

M. Trump a par ailleurs essuyé plusieurs revers judiciaires sur son décret anti-immigration, dont un dernier lundi par une cour d'appel de Californie.

Le Trump International Hotel, situé près de la Maison Blanche est donnée en exemple dans le dossier. Outre la question des paiements étrangers, la nouvelle plainte souligne que cet hôtel pose un problème de concurrence pour les hôtels voisins. Comme l'indique le journal, l'Ambassade du Koweït aurait organisé des évènements dans cet hôtel, bien qu'elle ait réservé initialement les chambres à l'hôtel Four Seasons.

De son côté, le directeur de la communication de la Maison-Blanche Sean Spicer a déclaré que les intérêts commerciaux de Donald Trump ne dérogeaient pas à la Constitution.

Édition: