Plusieurs personnes impliquées dans le crime (procureur) — Affaire Grégory

Ils ont été placés en détention. Le couple est soupçonné d'avoir joué un rôle dans le meurtre de Grégory Villemin en octobre 1984.

Tous deux font l'objet d'une mesure d'incarcération provisoire de quatre jours.

Selon une source proche du dossier, Jacqueline Jacob est restée mutique en garde à vue et son mari s'est contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait de rien face aux gendarmes, qui tentent de percer le mystère en démêlant les haines déchirant la famille. "On ne sait pas comment est mort Grégory et on met en examen", il est "criminel de jeter en pâture le nom d'un couple" lorsque l'on a "aucun élément matériel, rien", a dénoncé vendredi après-midi l'avocat de Marcel Jacob, Me Stéphane Giuranna, qui demandera rapidement "la nullité de la mise en examen" de son client. Rebondissement spectaculaire dans l'une des plus grandes énigmes criminelles en France.

De nouvelles expertises sur une lettre de menaces, manuscrite et anonyme, adressée au père de Grégory en 1983, avant la mort de l'enfant, orientent les soupçons sur Jacqueline Jacob. Là, les expertises n'ont pas permis d'en identifier l'auteur mais le courrier présente des similitudes, dans le style, avec la lettre de 1983, selon le procureur général. Franceinfo fait le point sur ces deux mis en examen.

Jacqueline Jacob, 85 ans, la tante du père de l'enfant assassiné, a quitté le palais de justice de Dijon (est) escortée par plusieurs gendarmes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le "clan Laroche" se retrouve ainsi cette semaine de nouveau au centre de l'enquête, relancée par l'analyse graphologique des lettres de menaces et autres courriers anonymes envoyés par un mystérieux "corbeau". D'autant plus que Marcel Jacob s'en était pris verbalement à Jean-Marie Villemin peu avant le drame. Le couple n'avait toutefois jamais été inquiété judiciairement.

Jacqueline Jacob "est exténuée, fatiguée, épuisée", a-t-il relevé.

Une belle-sœur de Jean-Marie Villemin, Ginette Villemin, avait été placée en garde à vue mercredi avant d'être remise en liberté le lendemain, et les grands-parents paternels de l'enfant avaient également été entendus comme témoins à leur domicile dans les Vosges.

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