Benalla assure, n’avoir "jamais été le garde du corps d’Emmanuel Macron" — France

Interrogé par une sénatrice sur ses activités supposées de garde du corps auprès d'une star de la télé-réalité, Alexandre Benalla a tenté tout d'abord d'étouffer un rire avant de répondre du tac au tac: "Je ne suis pas tombé aussi bas malheureusement".

L'audition était très attendue, et même redoutée par l'exécutif et la majorité. Ces derniers ont copieusement étrillé la défense de l'ancien collaborateur de l'Elysée.

Ce dont se défendent les sénateurs. "Qu'a fait [Alexandre] Benalla pour avoir autant de soutiens gouvernementaux?"

Cette démonstration de bonne volonté annonçait la suite de l'audition: Alexandre Benalla a choisi de faire profil bas, endossant le costume de gendre idéal qu'il avait présenté au 20 heures de TF1 le 27 juillet. Et, c'est évidemment Alexandre Benalla!

"Je n'ai jamais été le garde du corps d'Emmanuel Macron" a-t-il dit, les armes en sa possession "n'étaient pas liées à la sécurité du Président de la République, mais à sa sécurité personnelle"...

"Je n'ai jamais été le garde du corps d'Emmanuel Macron", a-t-il dit, précisant qu'il était chargé de mission, "le niveau le plus bas de ce qu'on peut trouver au cabinet du président" et gagnait 6.000 euros net par mois.

Ce mea culpa terminé, les sénateurs ont souhaité clarifier les fonctions qu'a occupées Alexandre Benalla au parti En Marche puis à l'Elysée.

A propos de l'oreillette qu'on l'a vu porter lors de déplacements d'Emmanuel Macron: "Quand vous êtes sur un déplacement, il y a énormément de journalistes, du monde, donc on a eu l'idée de mettre en place un système de radio. Benalla n'a pas dû traverser la route".

La convocation de M. Benalla au Sénat, avait elle-même viré au feuilleton.

Enfin, 53% des Français estiment que les partis d'opposition sont dans leur rôle en souhaitant obtenir des réponses sur l'affaire Benalla. Comprendre: le Sénat ne se mêle pas de ce qui pourrait nuire au président. Et de déplorer: "C'est insensé qu'un PR appelle le président du Sénat pour lui demander d'arrêter d'enquêter!"

Autre révélation importante, Alexandre Benalla a assuré venir à l'Élysée ' avec mon arme à la ceinture '.

"On ne verra pas la différence car de toute façon ils ne posaient pas de questions", a taclé François Grosdidier sur LCI. "C'est dans le cadre de ses missions, de sa fonction, de la mission qu'on a considérée comme étant une mission de police et du fait qu'il est, dans le cadre de ses fonctions, manifestement exposé à des risques d'agression", a-t-il détaillé. C'est donc un aspect périphérique du scandale Benalla qui est en cause, à savoir la question de la sécurité du président (et non le système de barbouzerie généralisée). Un fait qui visiblement outrepassait ses compétences de conseiller du président de la République.

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