Les sept prochains jours seront "cruciaux" selon Theresa May — Brexit

L'ex-chef du parti europhobe Nigel Farage, l'un des principaux artisans du Brexit, a salué la défection de M. Raab.

Le Parti national écossais (SNP) votera contre le texte, a affirmé dimanche sa cheffe, la première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

Même s'il est contesté et sera peut-être désavoué par une partie des députés britanniques, il faut saluer l'accord conclu le 13 novembre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne sur les conditions de leur divorce. Theresa May devrait être également présente.

Vers 09H40 GMT, une livre valait 1,2802 dollar, contre 1,2992 dollar mercredi soir vers 22H00 GMT. " Alors que les autres pays se préparent un avenir compétitif, Westminster semble enfermé dans son petit monde étroit où on laisse les positions extrêmes dominer, a-t-elle dénoncé".

Il a d'ores et déjà provoqué la démission de plusieurs ministres du gouvernement de Theresa May, opposés à ce qu'ils considèrent être de trop larges concessions, et provoquera sans doute un débat difficile au Parlement britannique, qui doit se prononcer en décembre.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a appelé à se concentrer sur le texte mis sur la table, et à ne pas se poser la question de nouvelles négociations.

"Le projet d'accord est certes encourageant mais nous devons nous rappeler qu'il est soumis à l'approbation du Parlement", écrit le responsable du groupe de travail sur le Brexit d'Airbus dans la note au personnel, que Reuters a pu consulter.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a lui dit qu'il ferait "tout ce qui est en (son) pouvoir pour que cet adieu soit le moins douloureux possible".

Les discussions porteront en particulier sur la "relation future" entre le Royaume-Uni et l'Union européenne après le Brexit, prévu le 29 mars.

Le projet d'accord contient enfin les règles relatives à cette période de transition.

Ces démissions ont conforté les partisans d'une sortie sans accord avec l'UE dans le propre camp de Mme May, très divisé, où son leadership est de plus en plus contesté. Cet eurosceptique de 46 ans avait fait campagne en faveur du Brexit et était jusqu'ici secrétaire d'Etat à la santé. Selon le Daily Telegraph, cinq ministres pro-Brexit, dont Michael Gove, comptent faire pression sur Theresa May pour qu'elle retourne à Bruxelles négocier la possibilité pour le Royaume-Uni de se retirer unilatéralement de l'arrangement conclu pour l'Irlande du Nord après le Brexit.

Ce sera "une semaine intense de négociations", a prédit la dirigeante britannique, quelques jours après avoir réussi à faire endosser par son gouvernement l'accord provisoire avec Bruxelles, au prix d'une série de démissions. La fronde va-t-elle compromettre les efforts laborieux du Premier ministre? Mais de nombreuses incertitudes demeurent, n'ont-ils pas manqué de relever.

Le ministre du Commerce international Liam Fox a également volé au secours de Mme May, assurant qu'il avait lui aussi "pleinement confiance" en elle, lors d'une conférence à Bristol, et estimant que le pays avait désormais "besoin de stabilité".

Jacob Rees-Mogg, dirigeant du groupe parlementaire eurosceptique European Research Group (ERG), a lancé la manœuvre, l'accusant d'avoir trahi les promesses faites au peuple britannique sur le retrait de l'UE. Signe des doutes sur le Brexit, les valeurs les plus exposées à l'économie britannique ont poursuivi leur repli, après avoir dégringolé la veille et suite à une tentative de rebond en début de séance.

Toutefois, " les 27 sont d'accord pour ne pas mettre d'huile sur le feu britannique", en laissant entendre qu'il est possible de renégocier ce qui est sur la table, a confié un diplomate européen.

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