Baisse historique du nombre de tués en 2018 — Sécurité routière

Il est revenu! Comme un symbole, Édouard Philippe avait choisi le centre de rééducation et de réadaptation de Coubert (Seine-et-Marne), spécialisé notamment dans l'aide aux accidentés de la route, pour annoncer les chiffres de la mortalité routière.

"Le gouvernement a eu raison de s'attaquer au sujet de l'insécurité routière, c'est un débat important et c'était courageux", a-t-il dit.

Cette fois, il n'est fait aucune mention de cette durée d'appréciation dans le communiqué de presse.

Par ailleurs, 116 vies ont été épargnées sur les routes secondaires abaissées à 80 km/h au 1 juillet, a-t-il détaillé, défendant cette mesure très contestée, pour laquelle il a toutefois jugé "légitime de discuter " dans le cadre du grand débat national.

De nombreux radars ont été vandalisés dès l'entrée en vigueur du 80 km/h, un des éléments précurseurs de la crise des "gilets jaunes". Si les chiffres sont en baisse dans toutes les catégories de véhicules entre 2017 et 2018, hormis celles des cyclos, on voit par exemple qu'il y a eu 1647 décès dans des véhicules légers en 2018, alors qu'on en dénombrait par exemple 1612 en 2013, année du précédent record.

En métropole, 3 259 personnes sont décédées en 2018, soit 189 de moins qu'en 2017 (moins 5,5%).

Comme l'avait laissé entendre Matignon ces derniers jours, 2018 restera bien une année exceptionnelle en matière de sécurité routière. Nous sommes fiers des résultats, de ces vies épargnées. À ce jour, 60 % du parc est désormais hors service.

L'explication officielle de cette petite manipulation est que la limitation à 80 km/h ne s'applique que dans les départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion), et pas dans les autres territoires (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Saint-Martin, Saint-Barthélemy, Saint-Pierre-et-Miquelon...). Nous partons d'un postulat de nature scientifique: quand on arrive à faire baisser la vitesse, ça fait baisser le nombre de morts. "Je pense que l'on ne transige pas avec la sécurité routière". Mais l'ONISR assure que le nombre d'accidents sur ces voies est constant depuis des années, ce qui ne modifie donc pas son interprétation. C'est devant le patron de la droite, lors d'un déplacement dans la Drôme, que le président de la République se serait une fois de plus désolidarisé de la réforme, rapporte Cnews qui se base sur base sur les informations du Parisien.

Mais cette méthodologie n'est pas sans faille puisque, comme l'a relevé France 2, les chiffres des années précédentes incluent des routes hors agglomération dont une partie n'est pas limitée à 80 km/h.

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