Une figure des "Gilets jaunes" grièvement blessée à Paris, l'IGPN saisie

Autres figures des "gilets jaunes", Priscillia Ludosky et Maxime Nicolle (en froid avec Eric Drouet) organisent, via le groupe "La France en colère", un cortège "solidaire (.) des territoires éloignés", en référence aux habitants des Outre-mer et aux expatriés. "L'IGPN m'a confirmé que sur les vidéos qui ont été vues il y a bien le 'boom' de la grenade et le 'poc', qui suit derrière, du tir de LBD", avait-il indiqué en conférence de presse.

"Tout se passe très vite. On verra combien il sont", lance Hervé Giacomini, "gilet jaune" de l'Aube. J'ai été doublement attaqué.

" Jérôme Rodrigues s'ajoute à la longue liste des manifestants pacifiques blessés".

La balle du LBD a été "ramassée" par des témoins et sera mise à disposition de l'IGPN, a affirmé Me de Veulle à BFMTV. Selon le journaliste spécialiste des violences policières David Dufresne, il s'agirait d'uen grenade de désencerclement.

"Ni caméras-piétons, ni sommations"?

Alors que le cortège à Bastille s'éternise, Jérome Rodrigues rejoint des Gilets Jaunes pour leur indiquer de quitter les lieux en raison de la fin de la manifestation. Une enquête pour "recherche des causes des blessures" a également été ouverte samedi par le parquet de Paris. Or, plusieurs versions s'opposent autour des circonstances de la blessure.

La justice française a refusé vendredi de suspendre son usage malgré les craintes de certains syndicats et d'organisations de défense des droits de l'homme de voir de nouveaux blessés voire des morts parmi les manifestants. Depuis son lit d'hôpital, Jérôme Rodrigues, "gilet jaune" proche d'Eric Drouet qui est intervenu dans de nombreux médias depuis le début du mouvement, a répondu aux questions de LCI ce 27 janvier après avoir été gravement blessé à l'oeil.

La mobilisation pacifique, qui appelle à se mobiliser la nuit, qui souhaite s'inscrire dans la durée à République, n'est pas sans rappeler le mouvement "nuit debout ", qui avait agité la capitale en 2016.

La polémique a aussi gagné dimanche les rangs de la manifestation des "foulards rouges", nés fin novembre, pour protester contre les blocages et les violences des "gilets jaunes". Dans ces deux villes, les défilés de plusieurs milliers de "gilets jaunes" ont été émaillés de heurts ou d'"accrochages" avec les forces de l'ordre, qui ont procédé à des interpellations.

Par ailleurs, la Confédération générale des travailleurs (CGT) a appelé l'ensemble des français (salariés, agents, jeunes, retraités et privés d'emploi) à faire grève et à manifester le mardi prochain. Derrière les violences il y a "un seul visage, lâche, raciste, antisémite, putschiste", avait tweeté M. Grivaux. On est des êtres humains, on n'a pas à se violenter les uns les autres. Que je suis un putschiste moi?

"Cette marche et cette démarche ont toute ma sympathie, et pourtant je n'y participerai pas", car "on dirait tout de suite que c'est une récupération", a ainsi déclaré Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, au micro du Grand Jury RTL-"Le Figaro"-LCI".

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