Crash en Éthiopie: le NYT révèle le contenu d’un message du pilote

Ce vendredi, le New York Times révèle que le pilote aux commandes du Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines aurait rencontré des difficultés tout juste après le décollage.

Les origines de ce crash qui a coûté la vie à 157 personnes ne sont pas encore connues.

"Boeing garde une confiance totale en la sécurité du 737 MAX", ajoute le groupe.

"Break, break, demande retour à la maison!".

En aviation, l'expression "break, Break " est utilisée en cas d'extrême urgence, donnant ainsi une priorité directe aux avions en détresse. Au bout de six minutes, l'avion disparaissait des écrans radars. Pour l'heure, l'appareil a été envoyé en maintenance.

Crash en Éthiopie: le NYT révèle le contenu d’un message du pilote
Crash en Éthiopie: le NYT révèle le contenu d’un message du pilote

L'Ethiopie, qui ne dispose pas de l'équipement nécessaire, a confié la lecture des deux boîtes noires au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), un organisme public français chargé des enquêtes de sécurité dans l'aviation civile. D'après les estimations des analystes financiers, ce correctif reviendrait à environ deux millions de dollars par appareil, soit une facture de moins d'un milliard au vu du nombre de 737 MAX en circulation - 371 unités selon Boeing. "Toute communication sur les progrès de l'enquête est de la responsabilité de ces autorités". Selon un porte-parole de cette compagnie relayé par l'AFP, Ethiopian Airlines ne pourra pas analyser les boites noires fautes de moyens techniques.

D'autres pays (la Chine, l'Inde, l'Indonésie, la Corée du Sud, Oman et la Mongolie), ont choisi d'immobiliser les modèles en leur possession.

"Le constructeur Boeing, affirme pour sa part n'avoir " aucune raison de donner de nouvelles directives aux opérateurs " aériens, doit également actualiser le manuel destiné à la formation des pilotes".

Le régulateur de l'aviation civile de Singapour, un hub majeur du transport aérien en Asie, a un peu plus tôt mardi interdit les Boeing 737 MAX dans son espace aérien.

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