Les armes ne stopperont pas "les idéaux de liberté", selon Guaido — Venezuela

Mais l'espoir que les pressions américaines précipitent un changement de régime a fait long feu.

L'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre, a plaidé en vain pour un texte qui "ne représentait pas une base légale pour un recours à la force, pas plus qu'une atteinte à la souveraineté du Venezuela".

Le drame vénézuélien se poursuit. "Ce n'est pas suffisant pour contenir les idéaux de liberté, de démocratie", a déclaré Juan Guaido lors d'une intervention en compagnie du président paraguayen Mario Abdo Benitez. Par ailleurs, le vice-président brésilien Hamilton Mourao, cité par la chaîne de télévision Globo News, a déclaré que le Brésil ne permettra pas aux États-Unis d'utiliser son territoire pour "intervenir au Venezuela".

Soutenu par une cinquantaine de pays dont les Etats-Unis, Guaido a promis de rentrer "malgré les menaces" pour suivre sa stratégie et conduire, comme il l'a expliqué, un gouvernement de transition jusqu'à la tenue d'élections "libres". Il a annoncé qu'il participerait lundi à Bogota à une réunion du Groupe de Lima sur la crise au Venezuela, qui comprend quatorze pays d'Amérique, majoritairement hostiles à Nicolas Maduro. Les gouvernements américain et russe se sont donc accusés mutuellement d'instrumentaliser l'aide humanitaire.

Mercredi, N. Maduro, qui nie toute crise humanitaire dans le pays, avait une nouvelle fois dénoncé un " show " politique tout en répétant que D. Trump projetait une intervention pour le renverser. Sur fond de rivalités hégémoniques, le bras de fer entre les deux protagonistes, Guaido et Maduro, se serait répercuté au niveau de leurs alliés respectifs.

Toujours d'après lui, les pays européens, parmi lesquels la France, doivent assurer une médiation entre les parties vénézuéliennes. "C'est un grand succès, Venezuela!" a-t-il indiqué depuis la ville frontalière de Cucuta, en Colombie.

Au moment où Juan Guaido aura ses discussions à Brasilia, à New York le Conseil de sécurité de l'ONU sera appelé à voter sur deux projets de résolution concurrents sur le Venezuela, l'un à l'initiative des États-Unis, l'autre de la Russie - tous deux voués à l'échec.

Elles illustreront à nouveau au Conseil de sécurité la division internationale sur ce dossier.

Des médias ont précédemment annoncé que Washington avait rédigé un projet de résolution proposant notamment d'organiser une élection présidentielle anticipée au Venezuela.

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a programmé des votes sur les résolutions rivales concernant le Venezuela.

"L'appel aux forces armées est très clair: bienvenue du bon côté de l'histoire, bienvenus les militaires qui aujourd'hui se mettent du côté de la Constitution", a-t-il ajouté devant la presse. Ces derniers, dont le commandant de la Garde nationale, Richard Lopez Vargas, et le commissaire en chef, Jose Dominguez Ramirez, sont mis en cause pour entrave à la livraison de l'aide humanitaire que les États-Unis tentent de faire parvenir au camp Guaido.

" C'est une personne qui se cache de la justice". "Pour les non-initiés, il s'agit d'une forme de torture qui semble avoir entraîné leurs captifs à Guantanamo, et maintenant les autorités américaines ont décidé de nourrir tout un pays". Ils doivent être arrêtés et envoyés dans une prison... L'opposant s'est rendu vendredi en Colombie malgré son interdiction de sortir du Venezuela.

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