Une fusillade dans deux mosquées fait au moins 49 morts — Nouvelle-Zélande

Les autorités néo-zélandaises ne pensent pas qu'il y ait d'autres suspects bien qu'une enquête ait été ouverte. Les médecins de l'Hôpital de Christchurch ont dit avoir travaillé toute la nuit de vendredi à samedi dans 12 salles d'opération pour venir en aide aux survivants.

Dans son manifeste, le tueur fait l'éloge de Donald Trump, qu'il qualifie de "symbole du renouveau de l'identité blanche". Son identité n'a pour le moment pas été communiquée et on ne sait pas s'il s'agit du même homme identifié par le gouvernement australien dans une vidéo de l'attaque comme un "terroriste extrémiste de droite, violent". "Il semblerait qu'un seul homme, qui s'est filmé, ait commis les deux attaques ".

"La police nous a alertés au sujet d'une vidéo sur Facebook peu après le début de la diffusion en direct et nous avons rapidement supprimé les comptes Facebook et Instagram du tireur ainsi que la vidéo", a déclaré le groupe sur Twitter.

Avec le massacre qu'il a perpétré le 22 juillet 2011 à Oslo et Utøya (77 morts), le terroriste norvégien Anders Behring Breivik, avait espéré susciter une série d'attaques de l'extrême droite en Europe, note le tabloïd norvégien VG. "L'attaquant était détenteur d'un permis de port d'armes (...) acquis en novembre 2017", a précisé Jacinda Ardern lors d'une conférence de presse. Quarante-neuf personnes ont trouvé la mort lors d'une attaque contre deux mosquées de la ville de Christchurch en Nouvelle Zélande. 41 personnes ont été abattues à la mosquée Al-Noor, sur Deans Avenue, et 7 autres à celle de Linwood. Une 49e victime a succombé à l'hôpital. Mais des agents armés peuvent être déployés dans des circonstances particulières. " Puis, les gens ont commencé à sortir en courant". Les funérailles de plusieurs victimes, dont certaines étaient des ressortissants étrangers, étaient prévues samedi.

Daoud Nabi est également présenté comme un héros: selon les premiers témoignages que rapportent des médias, il est allé aux devants du terroriste afin de protéger un autre fidèle de la mosquée Al-Noor avant d'être immédiatement tué. Un témoin a raconté à Radio New Zealand qu'il avait entendu des coups de feu et vu quatre personnes gisant au sol, "avec du sang partout". Mike Bush préfère jouer la carte de la prudence et a demandé à "quiconque envisage de se rendre dans une mosquée n'importe où en Nouvelle-Zélande aujourd'hui de ne pas y aller".

Ce grand-père, ingénieur de profession, a débarqué en Nouvelle-Zélande avec sa famille dans les années 1980.

L'attaque a également provoqué l'indignation et l'inquiétude des responsables musulmans en France.

Sahra Ahmed, une Néo-Zélandaise d'origine somalienne, s'est dite émue par son geste: "Ça me touche beaucoup, c'est une façon de dire: je suis avec vous".

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