"Niki Lauda, c'était le courage absolu" — Alain Prost

"Cela a été un grand honneur de travailler avec toi pendant ces sept dernières années", a ajouté le champion du monde britannique en remerciant Lauda d'avoir été "une lumière qui m'a guidé dans ma vie".

Ancien équipier et adversaire de Niki Lauda, le triple champion du monde de formule 1 décédé lundi à 70 ans, Alain Prost a concédé son émotion forte dans différents médias. À 70 ans, le pilote autrichien s'est éteint dans la nuit de lundi à mardi. Leur duel atteint son paroxysme en août 1976, lors du Grand Prix de Nürburgring, en Allemagne.

Le pilote autrichien de F1 était aussi qualifié sur Airbus A320 et Boeing 737, 767 et 777. Mais Lauda est un battant qui va revenir à la vie. L'Autrichien souffrait de multiples problèmes de santé depuis plusieurs années et s'était éloigné du monde de la F1 ces derniers mois. Cette année-là, le titre de Champion du Monde revenait à Hunt. L'histoire de Niki Lauda, hors-norme et légendaire sera d'ailleurs racontée en 2013 dans le film "Rush", de l'Américain Ron Howard.

Après avoir " raccroché le volant", Niki Lauda resta dans les paddocks, devenant successivement consultant pour Ferrari, commentateur pour la télévision, patron de l'écurie Jaguar Grand Prix et enfin président non-exécutif de l'équipe Mercedes Grand Prix à partir de 2012. Mais à une époque où le sport était tellement blasé face à la mort, Lauda n'hésitait pas à monter au créneau. Il revient en 1982, prend sa retraite définitive fin 1985. En 2004, il lancera une nouvelle, low cost cette fois, Niki qu'il revendra en 2011 à Air Berlin.

"Ses réussites uniques en tant que sportif et entrepreneur sont et restent inoubliables", indique le communiqué de la famille. Il était une référence, un modèle pour nous tous, un mari, un père, et un grand-père aimant et dévoué dans l'intimité. "Il nous manquera beaucoup". "Son décès est une grande perte pour toute la famille de Formule 1 et le sport automobile dans son ensemble". Lauda Air vivra ses heures les plus sombres en 1991, lorsqu'un appareil de la compagnie effectuant la liaison Vienne-Bangkok s'écrase en Thaïlande, tuant ses 223 passagers.

As du volant, Niki Lauda était aussi un as de la belle phrase. Retour sur le dernier exploit d'une incroyable carrière. Après ce terrible accident, il avait confié au journal suisse Blick: "Je suis brièvement mort".

La sempiternelle casquette publicitaire rouge en témoignait: il n'y avait pas de petit profit pour Niki Lauda qui, outre son statut de légende de la F1, a cultivé une image d'homme d'affaires âpre au gain et a multiplié les bonnes affaires dans le domaine aérien.

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