" "Le " chaos " a été évité selon Blanquer — Baccalauréat

Il l'a répété à plusieurs reprises, sur différents médias au cours de la semaine. Quand le livret scolaire n'était pas disponible, ils ont dû rompre l'anonymat. Il y aurait beaucoup à dire sur le mélange de contrôles en cours de formation et d'épreuves terminales qui caractérisera le nouveau baccalauréat - c'est la règle dans les universités -, mais il est certain que le choix local des sujets apparaîtra comme un moyen d'éviter les fraudes nationales. Les intimidations et les solutions arbitraires imposées d'en haut et contre la souveraineté des jurys n'auront pas découragé des collègues à quitter leurs jurys et à boycotter les solutions de force que veut nous imposer le gouvernement. Mais si vous souhaitez connaître le verdict d'un proche, ça se passe ici.

Nous avons rassemblé des témoignages de différents jurys et de différents centres de l'académie. "Il faut raisonner en moindre mal. Je pense que la rupture d'égalité serait plus forte si des personnes se trouvaient sans résultats tandis que d'autres l'auraient", a rappelé jeudi matin Jean-Michel Blanquer sur RFI, sans donner de nombre de copies manquantes. Les notes, elles, n'étaient cependant pas accessibles peu avant minuit. La décision était donc prise et appliquée. Souvent, ils l'ont fait sans même en informer le jury.

Les oraux de rattrapage du baccalauréat ont débuté en France lundi, parfois dans une certaine confusion en raison du rendu tardif des copies de l'épreuve écrite retenues par les professeurs correcteurs grévistes opposés à la réforme de cet examen. Ils se sont révoltés du non respect de leur souveraineté, et donc de la loi.

Nous continuons à demander à être reçus par le ministre. Les professeurs décideront ce jeudi de la suite du mouvement.

Mais pas de panique, si leur note de philosophie est inférieure à celle du contrôle continu, c'est la plus haute qui sera conservée. "Très marginalement, c'est effectivement un des inconvénients qu'il pourrait y avoir". Pour une partie, pour 1% d'entre eux, les notes publiées vendredi ne sont pas définitives dû à la grève des enseignants. Mis en cause par des enseignants grévistes et des responsables politiques de gauche, Jean-Michel Blanquer défend sa gestion de la crise, et entend bien ne rien céder sur ce dossier.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart.

Édition: