Les Représentants condamnent les tweets "racistes" de Trump — Etats-Unis

Pour mobiliser encore son électorat, Donald Trump n'hésite pas souffler sur les braises du racisme et de la xénophobie.

En février, Ilhan Omar a critiqué le Comité américain des affaires publiques israéliennes (AIPAC), affirmant que "tout tourne autour du bébé Benjamin [Netanyahu, ndlr]" au Congrès.

Largement condamnées par l'opposition américaine, les internautes et une partie de la presse nationale et internationale, ces paroles sont d'autant plus dérangeantes que les élues dont il est question sont toutes américaines, bien qu'ayant des origines étrangères.

Cela ne m'a pas plu. "Toutes ces femmes sont des citoyennes américaines comme vous et moi", a-t-il déclaré sur CNN.

"Ecoeurant" La stratégie politique du locataire de la Maison Blanche est claire: enfoncer des coins dans la famille démocrate, traversée de tensions.

L'élue démocrate poursuit, tranchante: "Il est temps pour nous de destituer ce président ". Enfin, l'élue musulmane du Michigan, Rashida Tlaib, a appelé à lancer une procédure de destitution contre Donald Trump. Elles détestent notre pays.

La veille, le 45e président des Etats-Unis avait appelé les élues démocrates à retourner dans "ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité dont elles viennent".

Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib sont toutes nées aux États-Unis. "Renvoyez-la!" à l'encontre spécifiquement d'Ilhan Omar, fille de réfugiés somaliens devenue Américaine. Née à New York, cette élue a des origines de Porto Rico qui, en plus, est un territoire américain.

Mme Merkel avait elle averti M. Trump juste après son élection qu'il se devait de défendre les valeurs démocratiques occidentales. Cet épisode préélectoral montre la division au sein du Parti démocrate au sujet de la destitution du président.

Il n'a pas donné de nom, mais très vite le monde a vite fait de regarder vers celles à qui il reproche de ne pas laisser ses idées politiques tourner rond. Plutôt que de pencher du côté des "progressistes", de nombreux élus démocrates se sont alliés aux républicains pour reporter l'examen de cette motion à une date indéterminée; en d'autres termes l'enterrer.

La démocrate Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a justement été l'une des premières à réagir à cette série de longs tweets.

Trump, qui lors de sa campagne de 2016 avait formulé des évaluations sévères de l'état du pays, a ajouté mercredi à son tweet une vidéo présentant des scènes patriotiques de Trump rencontrant des Américains, avec des images fréquentes du drapeau américain. Mais certains propos tenus récemment sont " difficiles à comprendre", a-t-il admis, et il a senti le besoin de dire quelque chose. Désolé, je suis peut-être vieux jeu.

Les quatre femmes visées par le président ont répliqué ensemble dès lundi soir, affichant leur détermination à ne pas céder face aux attaques venues de la Maison Blanche.

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