Six hommes pour un titre — Tour de France

Le grimpeur colombien, 5 derrière l'Allemand Emanuel Buchmann, n'a pu toutefois rivaliser avec Pinot. Le Tour de France est loin d'être terminé, il reste une semaine de course très dure avec dès ce dimanche 21 juillet un parcours affichant plus de 4000 mètres de dénivelé entre Limoux et Foix-Prat d'Albis avec deux cols terribles, le Port de Lers et le Mur de Péguère et une montée finale difficile vers l'arrivée. "Je défends le maillot du mieux que je peux".

Ce qui rend Grand Tours si brillant, c'est ce suspense jusqu'à la fin, sans savoir vraiment ce qui va se passer. On a vu des grands leaders défaillants, il y a des incertitudes. "Si à n'importe quel moment je dois me sacrifier pour que Geraint Thomas gagne le Tour, je le ferai avec plaisir".

Pistard d'exception - deux titres de champion olympique de poursuite par équipes et trois de champion du monde -, Geraint Thomas s'est révélé sur le tard comme un candidat possible à la victoire finale sur le Tour de France. Mais il a quelques jours pour se refaire la cerise bien au chaud, dès ce lundi en repos, puis mardi et mercredi, lors d'étapes destinées aux sprinteurs ou aux baroudeurs.

Tour à tour complices, adversaires, partenaires depuis des jours, le leader de Deceuninck et celui de Groupama se sont retrouvés de nouveau sur le devant de la scène pour un épilogue exaltant et cruel. Pour une "bordure", une histoire de vent, il perd bêtement 1 minute et 40 secondes.

"Il a créé un effet domino ", a-t-il dit pour expliquer la situation inhabituelle de ce Tour, où aucune formation ne contrôle la course, contrairement aux dernières années d'hégémonie de l'ex-équipe Sky. J'étais dans l'optique d'aller chercher l'étape. Moscon est invisible, Castroviejo aussi, et on a connu Poels et Kwiatkowski bien plus influents. La stratégie était prévue, on a mis en route avec les rouleurs et l'écart n'a donc jamais augmenté. Ce qui n'était pas prévu, c'est le coup de force de Movistar dans le col du Soulor. C'est un casse-tête: "il faut se débarrasser d'Alaphilippe et en même temps surveiller les autres concurrents pour le classement général". "Je pense que c'est clair que nous avons besoin de changement, non?".

Si Pinot l'emporte, alors ce serait la folie en France, qui attend toujours un héros local depuis la conquête du titre de Bernard Hinault en 1985.

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