Rendements en baisse après l'annonce de la démission de Conte — Italie

Le Premier ministre Giuseppe Conte, qui n'est pas affilié à un parti, doit s'exprimer mardi à 15h00 devant le Sénat sur la crise politique du pays.

Ses anciens alliés de même que ses adversaires, ainsi que la majeure partie de la presse italienne, ont de leur côté accusé ce dernier de vouloir provoquer des élections anticipées dans le seul intérêt de son parti, en l'occurrence pour profiter opportunément de la remarquable popularité de celui-ci.

Dans ses 10 points, le vice-Premier ministre sortant n'a pas mentionné l'Europe, alors que le PD lui a demandé "une confirmation de la vocation européenne de l'Italie", parmi cinq conditions "non négociables".

Prenant la parole à son tour, Salvini, s'est dit prêt à relever les défis indiquant, "Je ne crains pas le jugement des Italiens".

Le Président italien Sergio Mattarella, un homme que les médias nomment "de principe très à cheval sur ses prérogatives", revient depuis mardi sur le devant de la scène comme arbitre de la crise politique qui vient d'éclater au sein du gouvernement. L'ancien premier ministre Matteo Renzi (PD) a déclaré que le gouvernement laissait derrière lui un fiasco économique et qu'il s'agissait maintenant principalement d'approuver le budget.

Dans cette seconde éventualité, et s'il s'avère impossible de forger une coalition alternative, Mattarella pourrait mettre en place un gouvernement de "technocrates", une formule déjà rodée au cours des 25 dernières années mais qui ne pourrait cependant se passer d'un vote de confiance au Parlement. Les déclarations du chef du gouvernement, Giuseppe Conte, devant le Sénat sont très attendues.

Si la crise actuelle perdurait, le président Mattarella devrait dissoudre le Parlement et convoquer des élections générales dès la fin octobre.

Mattarella pourrait Conte c'est pourquoi, après sa Démission immédiatement la tête d'un gouvernement de Transition, de confier à ce que les sociaux-démocrates et des Cinq Étoiles en Mouvement de Temps pour les Négociations de coalition donne.

L'Italie aurait besoin urgent d'un vaste programme de lutte contre les économies souterraines qui comptent plus de 32% du PNB (travail au noir, fraude fiscale, corruption, collusions avec les mafias etc.), un programme de sérieuse prévention des risques de désastre sanitaires-environnementaux et de relance des activités saines, effectivement soutenables et créatrices d'emplois pour les jeunes qui de plus en plus émigrent alors que la démographie du pays décline sans cesse.

Matteo Salvini avait annoncé le 8 août que son parti allait rompre avec le M5S car le gouvernement, au pouvoir depuis juin 2018, n'était plus viable, selon lui.

"Aujourd'hui, on a fait un grand pas, car tout le PD s'est réuni autour de cette décision", a déclaré le patron du parti Nicola Zingaretti à l'issue de la rencontre. D'abord, l'ombre omniprésente de l'UE dans la politique nationale de ces pays.

Des mesures doivent impérativement être adoptées pour éviter une hausse automatique de la TVA l'an prochain, faute d'avoir auparavant comblé un trou budgétaire évalué à 23 milliards d'euros.

L'ancien Premier ministre déchu Matteo Renzi (2014-2016) toujours poids lourd du PD, propose au M5S d'unir leurs forces derrière un " gouvernement institutionnel " et anti-impôts, qui taillerait drastiquement dans le nombre de parlementaires. Cela ne serait pas une première en Italie.

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