Carlos Ghosn dit se présenter devant la presse pour "laver son honneur"

Tous les trois ont ensuite pris le train à grande vitesse japonais, le Shinkansen, pour effectuer le trajet Tokyo-Osaka. Il a continué à répondre longuement aux questions de la presse après sa prise de parole initiale de près d'une heure. " J'étais quelque chose entre un humain, un animal, un objet ", a même dit Carlos Ghosn qui indique avoir eu " l'impression d'être un otage, l'otage d'un pays que j'avais servi pendant 17 ans ". D'après les enquêteurs cités par les médias, il aurait déjà été dissimulé dans l'une des deux caisses, du type de celles employées pour transporter du matériel audio de concert.

Selon des informations de la presse japonaise, les agents de sécurité de l'aéroport de Kansai, où attendait le fameux jet privé qui allait exfiltrer l'ancien PDG de l'archipel, n'ont pas soumis la malle à un contrôle par rayon X, ce qui aurait permis de détecter immédiatement son curieux contenu.

Carole Ghosn était loin de son conjoint lorsque celui-ci a été arrêté dans son jet privé le 19 novembre 2018. Il a précisé qu'il donnerait des noms.

Le Wall Street Journal vient de révéler la fuite rocambolesque du magnat de l'automobile, Carlos Ghosn. "J'aurai eu zéro chance" au Japon lui auraient fait comprendre ses avocats. Beyrouth affirme qu'il est entré "légalement" au Liban muni d'un passeport français.

La semaine dernière, le Liban a reçu un avis de recherche émis par Interpol - une demande non contraignante adressée aux services répressifs du monde entier de localiser et d'arrêter provisoirement un fugitif.

Mais faire pression sur le Liban pour lui remettre Ghosn pourrait s'avérer difficile pour le Japon.

Une tentative de défense particulièrement bancale et incompréhensible quand on se penche sur les conditions de détention que connaissait Carlos Ghosn au Japon.

En revanche, il préfèrerait éviter la justice nippone.

Carlos Ghosn a soldé par un accord à l'amiable des risques de poursuites aux Etats-Unis, mais il est aussi visé par des enquêtes en France, sur des soupçons d'"abus de bien sociaux" ainsi que des faits de "corruption".

La ministre japonaise de la Justice, Masako Mori, a réaffirmé lundi que la fuite de l'ancien président de Nissan Motor, Carlos Ghosn - qui a quitté le Japon alors qu'il se trouvait en liberté surveillée - était totalement illégale.

L'homme d'affaires à la triple nationalité, libanaise, française et brésilienne, n'a donc pas donné plus de détails sur son incroyable fuite qu'il affirme avoir organisé seul.

Plus tôt dans la journée, les procureurs de Tokyo ont fait une descente dans le bureau d'un avocat japonais où Ghosn s'était rendu régulièrement avant de s'enfuir.

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