Le nouveau virus qui inquiète le monde — Chine

J'en termine avec cette information révélée par la chaîne américaine CNN sur ces chercheurs texans, new-yorkais mais aussi chinois qui travaillent déjà sur la conception d'un vaccin capable de vaincre cette nouvelle souche de coronavirus. Ils se sont basés sur le nombre de cas détectés en dehors de la Chine, pour déduire le nombre de personnes qui auraient pu être touchées à Wuhan, au centre du pays.

L'homme, la première victime de l'épidémie qui a commencé en décembre, acheteur régulier dans un marché de fruits de mer de la ville, avait précédemment été diagnostiqué avec des tumeurs abdominales et une maladie hépatique chronique, a annoncé l'autorité sanitaire. "Est-ce que c'est la plupart des cas ou est-ce que la majorité a été infectée depuis le réservoir animal [le marché de Wuhan, NDLR]?", questionne Anne Cori. Il a été fermé le 1er janvier.

Aussi dangereux que le Sras?

Sur 8096 cas, ce virus avait fait 774 morts dans le monde, dont 349 en Chine continentale et 299 à Hong Kong, selon l'OMS. Tous deux entraînent des pneumopathies. Le Sras avait été identifié dans plus de 60 pays. "Mais cela pourrait changer".

Selon les spécialistes, le coronavirus est hautement contagieux.

C'est la question centrale, sur laquelle on manque encore de certitudes. Un échantillon, transmis aux CDC, a permis de confirmer lundi qu'il était bien contaminé par le nouveau virus, a indiqué Scott Lindquist, épidémiologiste de l'État de Washington. Une personne souffrant d'un peu de fièvre et toussant à l'occasion ne va pas forcément se précipiter chez son médecin.

Les deux interrogations les plus pressantes concernent le risque de propagation de ce nouvel agent pathogène et sa dangerosité.

Jusqu'à présent, tous les malades sont passés par Wuhan ou ont été en contact avec des personnes sur place. La Chine ayant partagé le séquençage de ce nouveau coronavirus, il sera plus aisé d'identifier les cas importés.

La Thaïlande, où deux cas ont été recensés, a également renforcé les contrôles dans ses aéroports à l'approche des festivités du Nouvel an lunaire (25 janvier), une période sensible qui suscite des inquiétudes quant à une éventuelle propagation du virus.

À l'étranger, les voyageurs qui arrivent de Wuhan sont contrôlés dans les aéroports au Japon, en Thaïlande, en Corée du Sud et aux États-Unis, mais il est parfois difficile de s'assurer de leur itinéraire exact.

L'ASFC a précisé par ailleurs que des panneaux de signalisation seraient mis en place dans les halls des aéroports ciblés pour sensibiliser les voyageurs.

Pour le moment, Santé publique France estime que le risque d'introduction du virus en France est " faible ". Ces déplacements ne font, pour l'instant, l'objet d'aucune restriction. Sur le plateau d'Europe 1, Agnès Buzyn a assuré que "la situation était suivie de très près par le ministère de la Santé et l'OMS", où une réunion d'urgence a été convoquée pour mercredi.

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