L'Iran annonce s'affranchir des limites à l'enrichissement d'uranium — Nucléaire

Israël était vendredi sur le qui-vive après l'appel de l'Iran à venger le décès du général Qassem Soleimani, tué dans une frappe américaine en Irak et depuis longtemps dans le viseur israélien pour ses menaces à l'égard de l'Etat hébreu. Une mesure sur laquelle le pays pourrait revenir à condition que les États-Unis lèvent leurs sanctions.

"S'ils attaquent encore, ce que je leur conseille fortement de ne pas faire, nous les frapperons plus fort qu'ils n'ont jamais été frappés auparavant!", a écrit M. Trump. Son corps doit arriver à Téhéran samedi soir avant d'être transporté le lendemain dans la ville sainte chiite de Machhad pour une cérémonie qui se tiendra à côté du sanctuaire de l'Imam Reza, ont indiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique du régime.

Les soldats américains stationnés sur des bases en Irak ont été déployés dans le cadre d'une coalition internationale, à l'invitation du gouvernement irakien en 2014, pour contribuer à la lutte contre l'ÉI.

Téhéran a promis " une dure vengeance " pour la mort de son général le plus populaire que tous au Moyen-Orient pensaient absolument intouchable.

En tout, le " tir de précision d'un drone " américain qui a pulvérisé dans la nuit de jeudi à vendredi les deux voitures à bord desquelles se trouvaient Soleimani et Mouhandis a fait dix morts, cinq Irakiens et cinq Iraniens. Un mot d'ordre qui a aussi résonné dans l'enceinte du Parlement iranien.

En septembre, Téhéran avait annoncé qu'il ne se sentait plus concerné par aucune des limites imposées par l'accord à ses activités de recherche et développement en matière nucléaire avant de redémarrer en novembre la production d'uranium enrichi dans une usine souterraine que le pays avait acceptée de geler.

Bruxelles a annoncé inviter M. Zarif pour préserver les acquis de l'accord sur le nucléaire iranien.

Selon Washington, il préparait une action contre des Américains.

Téhéran a commencé en mai à réduire ses engagements nucléaires en riposte à la sortie unilatérale un an auparavant des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015. Il y a eu " des morts et des blessés", a assuré le Hachd.

Petit-fils de Mahomet, l'imam Hussein, est l'une des figures saintes les plus révérées du chiisme, auquel les fidèles se réfèrent souvent comme au "Seigneur des martyrs". Elles ont tué fin décembre un sous-traitant américain.

Selon un responsable irakien, une autre attaque américaine a coûté la vie à 5 membres du Hachd al-Chaabi, des paramilitaires pro-Iran, 24 heures après le raid meurtrier ordonné par la Maison blanche contre le général iranien Qassem Soleimani.

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