Ryad condamne la décision turque de déployer des soldats en Libye

Jeudi, le parlement turc a adopté une motion autorisant le déploiement de troupes en Libye pour soutenir le GNA.

Selon le politologue Jalel Hachraoui, chercheur à l'Institut néerlandais des relations internationales de la Haye, interrogé par APA, cette intervention a des raisons circonstancielles.

Ce déploiement militaires turc en Libye fait suite à plusieurs déclarations récentes du président turc annonçant sa disposition à soutenir le gouvernement Saraj, s'il en faisait la demande. Il avait déjà envoyé des conseillers militaires. Surtout qu'Alger qui a mobilisé ses forces armées le long de sa frontière orientale a laissé entendre qu'il s'opposerait à "toute présence étrangère" sur le sol libyen. Même la maladie de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika n'avait pas gêné la diplomatie algérienne dans sa mission de rétablissement de la paix dans ce pays voisin où tous les belligérants ont toujours salué la sincérité de l'Algérie dans ses efforts visant à faire se réconcilier les frères-ennemis libyens.

En 2016 il reprend le contrôle de Benghazi aux mains des terroristes islamistes.

Désormais donc, il ne s'agit plus d'une guerre civile menée par des factions antagonistes, mais un conflit en voie d'internationalisation rapide puisque l'armée turque épaule les troupes du GNA tandis que des soldats russes enrôlés dans une organisation paramilitaire "privée", le Groupe Wagner, soutiennent Haftar sur ordre direct du président Poutine. Je soutiens tout ce qui sert la sécurité des Français et des pays amis de la France.

Cette réunion a eu lieu après que des dizaines de cadets ont été tués au cours du week-end dans une attaque de drones contre une académie militaire à Tripoli, siège du gouvernement reconnu par l'ONU.

Il a le soutien de l'Organisation des Nations Unies.

M. Haftar a lancé début avril une offensive pour conquérir la capitale et annoncé le 12 décembre le début d'une nouvelle " bataille décisive " pour s'emparer de Tripoli. Interrogé sur la date d'une conférence internationale sur la Libye envisagée par l'Allemagne et espérée avant fin janvier, l'émissaire a indiqué la souhaiter "au plus tôt".

C'est ce qu'a rapporté tard dans la soirée un porte-parole du ministère de la Santé du GNA.

Le président turc signe avec Fayez al-Sarraj un accord de coopération militaire le 27 novembre 2019.

Selon le président turc qui s'exprimait lors d'une interview accordée à la chaîne CNN turk " les soldats turcs ont "un devoir de coordination et mettront en place un centre d'opérations".

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