Trump décrit Qasem Soleimani : "le plus grand terroriste du monde"

L'Iran a répliqué à cet assassinat en tirant une dizaine de missiles balistiques sol-sol, mercredi matin heure locale, sur deux bases aériennes en Irak, où sont stationnés des soldats américains. "Le juste châtiment [visera] la présence militaire américaine dans la région: les bases militaires américaines, les navires militaires, chaque officier et soldat dans la région", a-t-il martelé.

De son côté, dans un courrier envoyé le 4 janvier au secrétaire général de l'Onu et au Conseil de sécurité des Nations unies, l'Iran a informé qu'il se réservait le droit à l'autodéfense après la mort du général.

Les démocrates organiseront jeudi un vote controversé au Congrès américain sur un texte visant à empêcher Donald Trump de faire la guerre à l'Iran, Washington retrouvant ses profondes divisions politiques après un rare moment d'union pour appeler à la désescalade.

Un chef du Hachd avait promis aux Américains "l'enfer au-dessus de leurs têtes".

Le guide suprême Ali Khamenei a présidé une courte prière des morts à l'Université de Téhéran, devant les cercueils contenant les restes de Soleimani, d'Abou Mehdi al-Mouhandis, numéro deux du Hachd al-Chaabi (paramilitaires irakiens pro-Iran) et de quatre Iraniens.

La moindre des choses à accomplir "pour répondre à l'assassinat de Qassem Soleimani c'est de faire sortir les forces américaines d'Irak, et libérer l'Irak de l'occupation", a lancé M. Nasrallah dans son allocution. L'agence fédérale de l'aviation américaine (FAA) a interdit aux avions civils américains le survol de l'Irak, de l'Iran et du Golfe. Pis, Donald Trump a envoyé 2000 milliards de dollars en équipements militaires à ses troupes au Moyen-Orient afin qu'elles se tiennent prêtes à riposter en cas d'attaque.

Trump a également exclu un retrait américain d'Irak, contrairement à une lettre envoyée lundi au gouvernement à Bagdad par un commandant régional américain, affirmant que cela reviendrait pratiquement à remettre le pays entre les mains de Téhéran.

" Personne ne souhaite que la spirale de la violence soit encore réduite", a-t-il ajouté, avertissant que la crise entravait la lutte contre l'État islamique. De même l'armée irakienne dit n'avoir aucune victime dans ses rangs.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a qualifié Soleimani de 'chef terroriste' de l'Iran, a clairement indiqué qu'Israël répondrait avec puissance s'il était attaqué.

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