Voici à quoi ressemblera l'Etat palestinien, selon Trump (carte) — Proche Orient

Le premier fait l'objet d'une procédure d'impeachment au Congrès. Le problème, c'est que Trump a gagné une bataille diplomatique en lézardant les vieux soutiens à la Palestine au proche-Orient et que s'il est élu pour quatre ans de plus, son plan aura du temps pour faire son chemin. Or, la situation présente est tout bénéfice pour la partie dont on prétend dénoncer l'arrogance dans l'injustice. Autre seul pays arabe à avoir signé un traité de paix avec Israël, l'Egypte a adopté une position prudente, se contentant d'appeler Israéliens et Palestiniens à un examen "attentif" et "approfondi" du plan. De plus, les incitations à la haine d'Israël et des juifs devront être supprimées des manuels scolaires.

Il a exhorté les États membres de l'ONU "à adhérer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et à rejeter toute mise en œuvre unilatérale israélienne de la proposition en s'emparant de plus de terres palestiniennes". Et Gaza? C'est très simple. Ainsi, Gaza sera reliée à la Cisjordanie par un tunnel de...

Mais Trump est un humaniste.

" Il vise à se débarrasser du droit au retour [des réfugiés palestiniens], à priver le peuple palestinien de son droit sur ses terres (...) et à créer des tensions sociales et démographiques et de la sédition qui ne serviront que les intérêts de l'ennemi et ses buts expansionnistes ", a asséné le puissant mouvement pro-iranien dans un communiqué.

Les Palestiniens auront le choix de demander la citoyenneté dans l'État-fantôme palestinien, de s'intégrer dans les pays où ils vivent actuellement ou de se réinstaller dans un pays tiers. L'État palestinien aurait le privilège insigne de donner le nom de son choix à cette capitale (page 21).

Sur toutes ces questions, pour peu que l'on fasse montre de lucidité et de sagesse, on est en mesure de ne pas tomber dans le piège tendu par ce plan vicieux dont la caractéristique machiavélique est double. À Ramallah, Bethlehem, ou Hébron, des manifestants ont marché vers les check points, brûlant des portraits de Donald Trump et scandant: "La Palestine n'est pas à vendre!" Cela violente la conscience de tout juste, outre de violer le droit international.

" Une solution réaliste donnerait aux Palestiniens tout le pouvoir de se gouverner eux-mêmes, mais pas les pouvoirs de menacer Israël", déclare la Vision au tout début. Depuis les salons de la Maison Blanche, il a vanté un projet " gagnant-gagnant " pour Israéliens et Palestiniens mais multiplié les garanties inédites à son " ami " Benjamin Netanyahu. A lui, en contrepartie, d'améliorer la vie économique des Palestiniens.

Dans le reste du monde, le plan américain suscite globalement la circonspection.

Ce plan qualifié de "conspiration" par le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a provoqué une grande colère en Palestine occupée. Tous ont cependant souligné la nécessité que le futur Etat palestinien ait Jérusalem-Est pour capitale, la Jordanie y ajoutant le respect des frontières de 1967.

Mais " The Donald " a-t-il la moindre idée de ce qu'est l'Histoire? Donald Trump et son gendre Jared Kushner ont refusé d'utiliser le terme, rompant avec la position traditionnelle de la communauté internationale en faveur d'une solution "à deux Etats". Elles remontent à l'Empire romain " (sic)... "Les Etats arabes les ont en quelque sorte délaissés, et à partir de ce moment-là, les Palestiniens sont isolés et peuvent accepter n'importe quoi, n'importe comment". Trois monarchies du Golfe (Oman, Bahreïn et les Émirats arabes unis), qui n'ont pas de relations avec Israël, ont assisté à la présentation du plan par le duo Trump-Netanyahu. L'un et l'autre doivent assumer des échéances électorales - Trump en novembre, Netanyahu en mars - qui exigent de leur part une opération psychologique. Ainsi que les pressions de l'establishment washingtonien et les bailleurs de fonds du Golfe. Mais quel que soit le dénouement, les Palestiniens sont plus que jamais isolés. Il vocifère, hurle et traite de " criminel " quiconque s'aventure dans cette voie. Le soi-disant Etat palestinien proposé par le président américain ne jouira d'aucune souveraineté et sera désarmé. Selon le parlement tunisien, " la paix au Moyen-Orient passe par la reconnaissance des droits du peuple palestinien ". Treize palestiniens y ont été blessés. Une enquête approfondie s'impose de toute urgence. Faisant passer au second plan la cause palestinienne.

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