Bernie Sanders, la gauche radicale américaine — Primaires Démocrates

Et disputer alors à Pete Buttigieg le statut de meilleure alternative modérée à Bernie Sanders.

"Nous allons avoir besoin des indépendants ET des républicains pour battre Trump", a martelé son équipe de campagne. Le débat qui s'est tenu à Las Vegas le 19 février dernier l'a clairement démontré. Le troisième modéré, le milliardaire Michael Bloomberg fait une analyse semblable.

Elle l'a dans la foulée accusé d'avoir "soutenu des politiques racistes", en référence notamment aux interpellations et fouilles arbitraires ("stop-and-frisk"), accusées d'avoir suscité une explosion des contrôles au faciès à New York lorsqu'il était maire de la ville.

Après une première apparition très ratée la semaine dernière, le milliardaire Michael Bloomberg a démarré sur un pied plus ferme mardi. Depuis, le qualificatif de front runner lui est attribué.

En tout cas la stratégie de celui qui est un centriste totalement assumé (à l'inverse d'un Joe Biden, d'un Pete Buttgieg et d'une Amy Klobuchar qui le disent sans le dire pour éviter les foudres de la gauche du parti démocrate) et qui veut "réconcilier" les deux Amériques, donne des résultats.

Les candidats à la primaire démocrate se retrouvent pour un nouveau débat mardi en Caroline du Sud, quatre jours avant un vote crucial qui offrira à Joe Biden une dernière chance de revenir dans la course et d'enrayer la dynamique victorieuse de Bernie Sanders.

Déjà plombé par des accusations polémiques, cet ex-républicain essuie aussi des critiques nourries depuis sa piètre performance lors de son premier débat mercredi.

Avec sa dénonciation de Wall Street et son appel à changer " un système corrompu", sa présentation pédagogique du coût du système de santé privé américain ou de la dette étudiante, il est un débatteur aguerri, et un bon communicateur qui ne reculera pas devant Donald Trump, selon M. Barker.

"Et c'est pourquoi la Russie vous aide à être investi, afin que vous puissiez perdre contre lui (ndlr: Donald Trump)".

Ainsi, il fut fait mention de la crise cardiaque qu'a subie en octobre Bernie Sanders et des extenseurs vasculaires qu'on lui a posés en urgence. Ce faisant, il est le premier candidat de l'histoire des Etats-Unis, tous partis confondus, à enchaîner ainsi les victoires. Le choix de Bernie Sanders pour défier Donald Trump serait une "erreur fatale", a-t-elle ajouté. On peut penser que c'est le pari que fait actuellement le président. Avec un taux d'approbation de 65% chez les électeurs démocrates (devant Warren 60%, Biden 58%) il semble avoir convaincu la base du parti qu'il n'était cet utopiste incapable de gagner, comme l'establishment Démocrate aime à le présenter. Va-t-il y avoir un effet d'entraînement sur ces courses qui leur sera favorable? "La Chambre, le Sénat et une partie des Chambres locales deviendront républicains", a-t-il prévenu, redoutant une "catastrophe" avec la nomination de juges conservateurs pour les "20 à 30 prochaines années".

Il rencontre le manifestant occasionnel, dont un qui a récemment monté sur scène à Chattanooga, Tennessee, criant: "Ce n'est pas de la démocratie". Certains démocrates pourraient être en danger quant à leur réélection.

Les États-Unis, un "grand pays", sont assez résistants "pour supporter un mandat de Donald Trump".

" C'est tellement triste", a tweeté Shaun King, un défenseur des droits civiques et personnalité sur Twitter, qui soutient le favori pour l'investiture démocrate, Bernie Sanders, 78 ans.

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