Actualités Asset Management: Emmanuel Macron esquisse de nouvelles mesures économiques

Elle ne pourra se faire que si les conditions sont réunies, assurent les organisations syndicales et les représentants des parents d'élèves. Et pour cette raison, Emmanuel Macron a annoncé, ce lundi soir, le prolongement de la phase de confinement jusqu'au lundi 11 mai 2020. En revanche, les étudiants ne reprendront pas physiquement le chemin des cours: les universités resteront fermées jusqu'à la fin de l'été. "C'est tout sauf sérieux, a vite réagi Francette Popineau, secrétaire générale du Snuipp-FSU".

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a indiqué devant l'Assemblée nationale qu'il présenterait "un plan complet de sortie" du confinement "quand il sera prêt", en tout cas "largement avant la date du 11 mai" évoquée par Emmanuel Macron, en précisant qu'il devait "être travaillé". A ce titre, "les personnes âgées et vulnérables" devront elles s'astreindre à un confinement plus long. "Rouvrir le 11 mai prioritairement les écoles, avant tout autre lieu public, pourrait laisser penser que la priorité est de faire prendre en charge les enfants des salariés, loin des questions pédagogiques invoquées", s'étonne Olivier Cuzon, au nom de Sud Éducation.

Pour le SE-Unsa 64, "la reprise ne doit pas se faire dans la précipitation". L'école reprendra par petits groupes, mais d'après quels critères seront composés ces groupes?

La reprise progressive "implique forcément qu'on ne va pas avoir les mêmes âges qui rentrent au même moment " et qu'il "ne pourra pas y avoir de grands groupes " dans les classes, poursuit le ministre.

Comment assurer la distance entre les élèves dans les classes? Que penser aussi de la difficulté à mettre en place la distanciation sociale pour les enfants en maternelle?

Au 11 mai, tout ne redeviendra pas comme avant, mais ce sera le début d'une "nouvelle étape" a annonce le président. Pour Alpha Condé, Emmanuel Macron a fait preuve de certaines bravoures en invitant ses pairs européens et occidentaux à procéder à l'annulation massive des dettes africaines pour permettre au continent africain d'accentuer la lutte contre la COVID-19.

Le président souhaite, lorsque le déconfinement sera possible (au plus tôt, le 11 mai), "une utilisation la plus large possible des tests et des détections". Quoi qu'on dise, il faudra se plier aux conditions sanitaires. Avec " une organisation différente des temps et des espaces" et la mise à disposition pour élèves et enseignants du matériel de protection sanitaire nécessaire.

Ces derniers préoccupent particulièrement Jean-Paul Hamon, président de la Fédération de médecins de France interrogé ce mardi sur franceinfo, qui parle de cette réouverture progressive comme d'un "risque inutile": "Les enfants n'obéissent pas forcément aux consignes, ils vont naturellement jouer ensemble et ils risquent de ramener le virus à la maison".

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