La réouverture annoncée des écoles inquiète les enseignants

Voici les infos déjà connues. Les établissements scolaires rouvriront " progressivement " à partir du 11 mai, a annoncé lundi Emmanuel Macron. Pour autant, le ministre de l'Education nationale rappelle ce mercredi que "l'école est obligatoire et la loi le dit" tout en rappelant la nécessité de "protéger les personnels et les élèves": "J'entends les enseignants impatients de revenir".

Selon Rodrigo Arenas, co-président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves, interrogé par l'AFP, "de nombreux parents, de jeunes enfants surtout, s'interrogent sur les conditions sanitaires qui seront assurées pour un retour sécurisé dans les classes".

Jean-Michel Blanquer a indiqué rencontrer à partir de ce mardi les organisations syndicales pour parler des conditions sanitaires permettant la reprise.

Il a prévenu que les enfants des "mêmes âges" ne rentreraient pas au même moment et qu'il ne pourrait pas y avoir de classes avec de grands groupes d'élèves, ce qui conduira sans doute à des amplitudes horaires moins importantes que d'ordinaire. Aucune date de retour à l'école n'a été pour l'heure décidée.

"En annonçant hier soir la réouverture progressive des écoles et des établissements scolaires à partir du 11 mai prochain, le président de la République a suscité plus d'interrogations et de craintes que d'apaisement chez les personnels de l'Éducation nationale, les élèves, les parents, mais aussi parmi les collectivités territoriales et les administrations chargées de mettre en application cette décision " commente Charles Casabianca de la CGT de Haute-Corse.

"Je suis ouvert à des formules souples mais n'oublions pas que le grand objectif, il est d'abord profondément social, c'est-à-dire que nous devons ramener à l'école des enfants qui s'en sont éloignés", a-t-il poursuivi, évoquant les quelque 5% d'élèves qui sont restés "en dehors du radar" des dispositifs d'enseignement à distance mis en place pendant le confinement. Les modalités de la reprise des cours seront fixées dans les deux semaines à venir, a précisé le ministre.

L'hypothèse d'une reprise des cours en septembre avait été évoquée.

Le ministre a insisté: le premier but de cette reprise est social. Le chef d'État a même expliqué que les enfants n'étaient pas tous égaux face à l'accès à la connaissance et au savoir. "En raccrochant les élèves qui se sont éloignés pendant le confinement et en rassurant ceux qui sont inquiets", explique Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa.

Comment sont aménagés les examens nationaux?

"On travaille beaucoup sur ce scénario-là", avait déclaré jeudi le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer. L'annonce d'Emmanuel Macron de rouvrir les crèches, écoles, collèges et lycées, en a surpris plus d'un. Quant au respect des gestes barrières par les enfants, " à l'école primaire, dès lors que l'on a allégé l'ensemble, on peut avoir une forme de civisme qui permettra de respecter ces gestes barrières ", a-t-il indiqué. Les épreuves d'admission, qui auront lieu au mois de juin et de juillet, seront constituées uniquement des épreuves écrites. Le fait de rester jusqu'au 4 juillet est une condition sine qua non pour obtenir le diplôme " prévenait-il". Jean-Michel Blanquer n'élude pas ces questions. Si c'est nécessaire, c'est ce que l'on fera.

Pour les concours internes, toutes les épreuves qui n'ont pas pu se dérouler jusqu'ici sont reportées " en septembre et en octobre ", annonce encore Jean-Michel Blanquer. "Dans les toutes prochaines semaines, un calendrier plus précis de passation des épreuves sera publié", précise le ministère. Les candidats pourront passer leurs oraux en mois de juin.

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