Trois questions sur la politique de tests annoncée par le gouvernement — Coronavirus

A l'en croire, la France fait " lentement mais sûrement " des progrès dans le cadre de la maîtrise du virus. Soulignant également que la crise sanitaire allait être suivie par une " crise économique brutale " sans précédent. Le déconfinement se précise même s'il faudra encore attendre deux semaines pour voir le Premier ministre présenter un plan complet. Il faut noter que 5.544 malades (+137) sont en réanimation. Il a aussi salué la réactivité de la France dans le rapatriement de quelques 160 000 Français. En premier lieu, les approvisionnements sanitaires. "Je le ferai bientôt, dans les 15 jours, lorsque je présenterai le plan que le président de la République m'a demandé de préparer". Les malades et les plus fragiles, à terme, pourront en bénéficier. Il s'agît d'un déconfinement très progressif, de la reprise des visites dans les Ehpad, des tests massifs.

La France a enregistré 395 décès ces dernières 24 heures, pour un total de 19 718 morts depuis début mars. Pas de traitement démontré et efficace à ce stade. "Notre objectif est de sauvegarder ce qui peut l'être aujourd'hui pour mieux relance demain", a-t-il résumé. Une fois un cas positif identifié, une "mécanique" sera enclenchée pour avertir la personne contaminée, mais aussi faire du "tracing", c'est-à-dire identifier et prévenir les personnes ayant été en contact rapproché avec le malade.

Contrairement à ce qui se lit sur les réseaux sociaux, le ministre Olivier Véran a exclu d'obliger les personnes âgées à rester confinées après le 11 mai en précisant qu'une "attention particulière" leur sera portée. " Ce sont les deux conditions qui permettront la sortie progressive du confinement à partir du 11 mai " a-t-il notifié. Le port du masque sera recommandé et pourra même être rendu obligatoire dans certaines situations, comme dans les transports en commun par exemple.

Les cafés et les restaurants resteront en revanche fermés car leur activité " ne permet pas de limiter dans un premier temps la circulation du virus ", a ajouté Édouard Philippe.

Enfin, il indique que le respect des règles passera par "le maintien du télétravail" quand c'est possible.

Pour le reste, Edouard Philippe est resté fort prudent sur les scénarios de l'après-11 mai. Cette application qui sera "sur la base du volontariat et anonymisé" fera l'objet d'un débat à l'Assemblée nationale le 28 avril et au Sénat le 29 avril.

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