Trump annonce avoir parlé avec la famille de George Floyd

"Dans un nouveau tweet, Donald Trump a menacé de " réglementer " ou de " fermer " les réseaux sociaux".

Très actif sur Twitter, le locataire de la Maison Blanche dénonce de longue date ce qu'il estime être un biais idéologique et politique de la part des géants de la Silicon Valley.

Le président américain avait signé jeudi un décret s'attaquant à la Section 230 du "Communications Decency Act ".

"Twitter interfère avec l'élection présidentielle 2020". "Twitter étouffe la LIBERTE D'EXPRESSION ", avait accusé Donald Trump renchérissant, mercredi, " les républicains ont le sentiment que les plateformes de réseaux sociaux censurent totalement les voix conservatrices ".

Le réseau social a incité, mardi 27 mai, ses utilisateurs à vérifier la véracité des messages publiés par le président américain sur le vote par correspondance. Il y affirmait que le vote par correspondance était forcément "frauduleux" car sujet aux manipulations, une question ultra-sensible en pleine année électorale.

Cet ordre est susceptible d'être contesté devant les tribunaux. "Ils ciblent les Républicains, les conservateurs et le président des États-Unis", fulmine le chef d'État, qui appelle à une révision des règles régissant les réseaux sociaux.

Le décret souligne que cette immunité légale ne s'applique pas si un réseau social modifie le contenu publié par ses utilisateurs, et appelle à une législation du Congrès pour " supprimer ou modifier " l'article 230. " Ce Tweet viole nos politiques concernant la glorification de la violence, de par le contexte historique de la dernière ligne, son lien avec la violence et le risque qu'il puisse inspirer des actions similaires aujourd'hui", explique Twitter.

Twitter a apposé une étiquette d'avertissement sous le message et un tweet ultérieur dans le cadre de sa nouvelle politique sur les informations trompeuses.

Soudain, et à quelques mois seulement de l'élection présidentielle, il ne pourrait plus utiliser son jouet favori comme bon lui semble?

Donald Trump n'a pas du tout aimé ce choix et accuse Twitter " d'interférer dans la campagne". Cette fois-ci, cependant, les modérateurs du réseau social sont allés plus loin que la labellisation "tweets trompeurs".

Peu de temps après, Twitter a décidé de prendre une mesure inédite. Après tout, en quoi Trump diffère-t-il de toute autre personnalité publique dont les tweets pourraient devoir être "corrigés" par une "vérification des faits"?

Son homologue sur Twitter, Jack Dorsey, insiste sur le fait que son entreprise n'assume pas ce rôle. Toutefois, Twitter a déterminé que sa disponibilité peut présenter un intérêt pour le public.

Le président américain a frappé un grand coup jeudi en signant un décret visant à limiter la protection judiciaire des réseaux sociaux afin selon lui de "défendre la liberté d'expression ".

Plus tôt dans la journée, Donald Trump avait menacé de recourir à la force armée pour faire cesser les pillages à Minneapolis, situé dans le Minnesota, un Etat du nord des Etats-Unis.

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