Emmanuel Macron saisit le gouvernement — Violences policières

"On va laisser l'enquête se dérouler (.) Si ce sont des policiers et gendarmes et que ces propos sont considérés publics, et ça c'est une définition juridique qui appartient au procureur, j'engagerai une procédure administrative de sanction", a annoncé Christophe Castaner. Christophe Castaner l'a répété. Ils avaient réuni quelque 23.000 personnes en France samedi, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur. Le Défenseur des droits Jacques Toubon a lui indiqué avoir enregistré l'an passé un bond de quasiment 29 % des dossiers liés à la "déontologie de la sécurité", dont la majorité concerne l'action des forces de l'ordre. C'est quand les gens ne se laissent pas faire, alors ce qui serait magnifique c'est que le ministre demande à tout le monde de se laisser faire, ça nous éviterait en effet le plaquage ventral, ça nous éviterait le menottage et ça nous éviterait l'étranglement (...).

Le cortège s'est arrêté pour effectuer une minute de silence en hommage à leurs collègues blessés ou tués en service.

"Ce n'est pas pour rien qu'on est là".

Pour Patrice Ribeiro du syndicat Synergie, on "conspue la police". Le ministre de l'Intérieur a déclaré: "elles ne le sont pas dans les faits parce qu'il y a un décret du Premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes".

À Paris, les syndicats de police regrettent de ne pas avoir été consultés.

M. Macron a par ailleurs consulté ce week-end des élus, des représentants d'associations et des personnalités impliqués dans la politique de la ville.

Après avoir claqué la porte du comité technique de proximité qui aurait dû se tenir mercredi matin en préfecture de l'Aude, les syndicats de police se sont rassemblés ce vendredi 12 juin devant les commissariats de France, pour réclamer "la réhabilitation totale du métier de policier".

Réaction de Abdel Nahass - Secrétaire général du syndicat Unité SGP Police 54. "Nous voulons répondre à cette colère par la transparence et par l'action", confirme-t-on dans l'entourage d'Edouard Philippe, sans donner plus de précisions. Le message est clair: " Nous exigeons des excuses rapides de Christophe Castaner. Ce vendredi après-midi, le ministre de l'Intérieur reçoit de nouveau les organisations syndicales. Ils guetteront donc chaque mot que le chef de l'État prononcera dimanche soir, lors de son allocution, avec l'espoir de ne pas être oubliés par le chef de l'État.

Édition: