Le chef du Pentagone s'oppose à Donald Trump — Etats-Unis

Dans la vidéo intitulée "Healing, not hatred " [Guérir, non haïr], le président américain pose sa voix sur un montage de photos et de vidéos rendant hommage à George Floyd, mort après avoir été violenté par la police à Minneapolis.

Le secrétaire américain à la Défense prend ses distances avec le président.

"Le rôle de l'armée américaine dans le maintien de l'ordre sur le territoire est limité par la loi", a-t-il rappelé.

"Les derniers mots de George Floyd - "Je ne peux pas respirer, je ne peux pas respirer" - ont résonné à travers notre pays", a réagi Joe Biden, l'adversaire démocrate de Donald Trump à la présidentielle de novembre.

Selon le "New York Times', cette décision aurait été prise le week-end dernier, à la suite d'un tweet de Donald Trump dans lequel il déclarait que si des manifestants rassemblés devant la Maison Blanche franchissaient les barrières, ils seraient accueillis "par les chiens les plus méchants" et "les armes les plus menaçantes"".

"Deux anciens chefs d'état-major sont également intervenus dans le débat".

Mattis, un Marine vénéré avec une carrière militaire s'étendant sur quatre décennies, a été salué pour ses prouesses sur le champ de bataille et sa parenté avec des militaires de rang. "Nos concitoyens ne sont pas l'ennemi ".

Le souverain pontife, mort en 2005, " n'aurait certainement pas cautionné l'usage de gaz lacrymogènes et d'autres moyens de dissuasion pour faire taire, disperser ou intimider [les manifestants] pour se faire photographier devant un lieu de prière et de paix ", a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas dans ce genre de situations aujourd'hui", a ajouté M. Esper au cours d'une conférence de presse organisée à la hâte au lendemain de vives critiques d'anciens et d'actuels militaires sur sa réponse à la crise. "Ils ont perdu dans une certaine mesure la confiance des troupes et du public américain ". Dans une déclarationmercredi 3juin au matin, Mark Esper se dit opposé au déploiement des forces armées aux États-Unis pour faire revenir l'ordre.

Derek Chauvin, le policier qui a tué George Floyd lors de son interpellation, a été arrêté et inculpé d'homicide involontaire.

Les tensions entre les États-Unis et la République islamique, pays ennemis depuis plus de 40 ans, s'exacerbent depuis l'accession au pouvoir, en janvier 2017, de Donald Trump, qui a fait de l'Iran sa bête noire sur la scène internationale.

" Ce que j'ai entendu me fend le coeur".

Trump a riposté dans un tweet mercredi soir en disant qu'il "avait l'honneur de renvoyer Jim Mattis, le général le plus surestimé du monde".

C'est maintenant l'avenir du ministre de la Défense qui apparaît fragilisé.

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