Le premier ministre va proposer des élections anticipées — Liban

Des informations préliminaires ont révélé que du nitrate d'ammonium stocké depuis 2014 dans l'entrepôt numéro 12 du port de Beyrouth pourrait être à l'origine de cette explosion meurtrière.

La colère de la rue ne s'est pas calmée, au lendemain de l'annonce de la démission du gouvernement libanais. A 18h08, mardi 11 août, une semaine après la double explosion qui a dévasté le port de la capitale libanaise, les cloches des églises ont retenti et les appels à la prière dans les mosquées ont été lancés.

L'explosion de Beyrouth a fait au moins 158 morts, 6 000 blessés et 300 000 sans-abri.

"Après trois jours de nettoyage, d'enlèvement des décombres et avoir pansé nos blessures.il est temps de laisser exploser notre colère et de les punir", a déclaré Fares Halabi, un militant de 28 ans, à l'agence de presse AFP avant les manifestations de samedi. Les secouristes poursuivent leurs recherches pour trouver d'éventuels survivants sous les ruines. L'aide internationale commence à affluer.

Allié de l'Iran et du régime de Bachar al-Assad en Syrie, le Hezbollah fait partie de la coalition au pouvoir avec le mouvement islamiste chiite Amal et le Courant patriotique libre, formation chrétienne du chef de l'Etat, Michel Aoun. Durant une réunion du cabinet, "la plupart des ministres étaient en faveur d'une démission", selon Vartiné Ohanian, ministre de la Jeunesse et des Sports.

Cette annonce n'a cependant pas calmé les manifestants qui réclament la démission de toute la classe politique. Et neuf députés ont annoncé leur démission. Deux autres parlementaires avaient déjà démissionné après le drame.

Il a également appelé les autorités libanaises à "agir pour que le pays ne sombre pas et pour répondre aux aspirations que le peuple libanais exprime en ce moment-même légitimement dans les rues de Beyrouth".

Pour la troisième journée consécutive, des heurts entre manifestants et forces de l'ordre se sont produits à Beyrouth.

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Hassan Diab, ancien professeur d'université, avait formé son gouvernement en janvier.

Le Premier ministre démissionnaire a déclaré: "La catastrophe qui a frappé les Libanais au cœur (.) est arrivée à cause de la corruption endémique en politique, dans l'administration et dans l'Etat".

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