Le G7 met la pression sur Moscou — Affaire Alexeï Navalny

"Nous, ministres des Affaires étrangères de la France, de lAllemagne, du Canada, des États-Unis dAmérique, de lItalie, du Japon et du Royaume-Uni et Haut représentant de lUnion européenne, condamnons unanimement et avec la plus grande fermeté lempoisonnement dAlexeï Navalny, qui a été confirmé", peut-on lire dans ce communiqué.

Mais, depuis que la Russie est soupçonnée d'être derrière l'empoisonnement d'Alexeï Navalny, le ton s'est durci.

"J'espère qu'avant la fin de l'année ou au cours du premier trimestre de l'année suivante au plus tard les travaux seront achevés et que le gazoduc sera lancé", a-t-il indiqué à Moscou à côté de la chancelière allemande Angela Merkel. Selon les autorités allemandes, ce dernier aurait ainsi été empoisonné via un agent neurotoxique, datant de la période de l'URSS. Nous n'avons pas encore de preuve, mais je vais y jeter un coup d'œil.

Dès jeudi, le député nationaliste Andreï Lougovoï, cité par l'agence publique TASS, a par exemple soutenu que M. Navalny aurait pu être empoisonné en Allemagne, où il est actuellement hospitalisé.

Le Kremlin est demeuré silencieux sur l'affaire, plaidant ne pas avoir reçu d'information au sujet de l'empoisonnement malgré le fait que son ambassadeur a été convoqué par Berlin.

La réunion entre les ministres à Paris était prévue pour le 14 septembre dans le format dit 2+2 et est considérée comme un pilier essentiel de la tentative du président Macron d'améliorer les liens avec le gouvernement de Vladimir Poutine.

Selon le gouvernement allemand, des examens approfondis ont apporté la "preuve sans équivoque" de l'emploi contre l'opposant russe d'un agent chimique neurotoxique de type Novitchok.

Ces élections sont toutefois l'occasion pour l'organisation d'Alexeï Navalny de tester l'efficacité de sa tactique du "vote intelligent", qui consiste à appeler à voter pour le candidat le mieux placé pour faire perdre celui du pouvoir.

Ils les ont d'ailleurs exhortées à fournir des explications, l'Allemagne fixant un ultimatum de quelques jours à Moscou pour "clarifier ce qui s'est passé", avant de possibles sanctions.

L'utilisation du Novitchok "constitue une grave violation de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques", signée en 1993, a ainsi rappelé lundi le porte-parole du gouvernement allemand. Ce déni total a convaincu les gouvernants de l'Union Européenne à prendre des sanctions en guise de rétorsion envers le pays dirigé par Vladimir Poutine. Un refus sera considéré comme une " provocation grossière et hostile ", a ajouté la diplomatie russe dans son communiqué. Il est dans le coma depuis le 20 août.

Abandonnant les précautions diplomatiques utilisées jusqu'ici par Berlin, M. Mass a mis directement en cause l'État russe dans l'empoisonnement.

Il est nécessaire à présent d'envoyer "un signal clair" car "nous ne pouvons tolérer la tentative d'assassinat d'un homme qui a critiqué le régime russe, le gouvernement et le président", a ajouté le secrétaire d'Etat allemand.

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