Soutenu par les républicains, Trump désignera sa candidate samedi — Cour suprême

En 2016, quand Donald Trump s'est présenté aux élections présidentielles, il avait affirmé qu'il accepterait les résultats des élections s'ils étaient clairs et s'ils le donnaient vainqueur.

Trump a reconnu que la politique pouvait jouer un rôle. L'enjeu est simple: solidement ancrer, ou non, la Cour suprême dans le camp conservateur pour des décennies.

"Quand on examine les principes catholiques, ce qu'Altman a dit est vrai", a dit M. O'Brien.

Il croit que le siège vacant à la Cour suprême ne changera rien à la campagne, puisque des questions comme les soins de santé, le chômage et le coronavirus demeurent les principales préoccupations. Elle est compétente concernant toutes les affaires impliquant l'Etat fédéral ou l'un des 50 Etats américains.

En vertu du XXe amendement de la Constitution américaine, le mandat du nouveau président ne débute qu'après une transition de onze semaines. En général, l'institution rend une centaine de décisions chaque année.

La femme de 87 ans a passé 27 ans à la plus haute cour des États-Unis où elle était connue pour sa défense des lois anti-discrimination et des dissensions enflammées lorsqu'elle pensait que le tribunal était incorrect. Les membres sont nommés à vie.

En attendant, Trump aura l'occasion dès samedi de prendre une option auprès de ses supporters et des conservateurs en général. Il est rare aux Etats-Unis qu'un président exprime autant de manque de confiance dans le processus électoral démocratique américain.

Décédée le 18 septembre des suites d'une longue maladie, Ruth Bader Ginsburg, surnommée " RBG ", avait été nommée à la Cour suprême en 1993 par Bill Clinton. Il dit les choses les plus irrationnelles, je ne sais pas quoi dire', a déclaré le candidat démocrate.

Un épisode enregistré par les correspondants des radios francophones publiques devant la Cour Suprême, au moment où les Américains viennent rendre hommage à celle que l'on surnommait "Notorious RBG ". Trump veut pourvoir le poste le plus tôt possible, tandis que les démocrates et certains républicains de Trump exigent qu'il attende après l'élection présidentielle de début novembre.

Lors d'un rassemblement partisan vendredi soir dans la ville de Newport News en Virginie, Donald Trump a annoncé à la foule avoir fait son choix, sans dévoiler la candidature retenue afin de maintenir le suspense jusqu'à l'annonce officielle. Le président sortant comptait au mercredi 23 septembre 42,9 % des intentions de vote, soit plus de sept points de retard sur Joe Biden, selon une moyenne calculée par l'agrégateur Real Clear Politics.

S'il obtient le prompt remplacement de cette juge progressiste par une juge conservatrice - son choix, a-t-il annoncé, se portera sur une femme -, Donald Trump risque de faire pencher lourdement la balance de la Cour.

D'ici là, les Américains sauront qui Donald Trump a choisi pour la remplacer.

Invoquant l'imminence de la présidentielle, le 3 novembre, deux sénatrices républicaines modérées, Susan Collins et Lisa Murkowski, ont exprimé leur opposition à la tenue d'un vote avant l'élection, mais cela ne suffira pas à bloquer la procédure.

Une brèche dans le camp républicain que Joe Biden n'a pas manqué d'exploiter.

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